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AGROFORESTERIE • FILIÈRE CACAO Cacao et arbres : le Conseil café-cacao et la FAO appellent à une coordination urgente des initiatives agroforestières en Côte d'Ivoire

AGROFORESTERIE • FILIÈRE CACAO Cacao et arbres : le Conseil café-cacao et la FAO appellent à une coordination urgente des initiatives agroforestières en Côte d'Ivoire

Une étude inédite menée auprès de 261 producteurs dresse un état des lieux préoccupant : les initiatives agroforestières se multiplient dans la cacaoculture ivoirienne, mais elles manquent de cohérence. Gouvernance, incitations, conseil agricole — tout est à harmoniser.
La Côte d'Ivoire produit près de 40 % du cacao mondial. Mais cette suprématie repose en partie sur des pratiques agricoles intensives qui ont sacrifié les arbres d'ombrage au profit du rendement immédiat — et contribué à la déforestation. Depuis plusieurs années, l'agroforesterie s'impose comme la voie de réconciliation entre production cacaoyère et durabilité environnementale. Encore faut-il que les acteurs avancent ensemble.
C'est précisément le défi mis en lumière lors d'un atelier organisé le jeudi 21 mai 2026 à Abidjan, par le Conseil du café-cacao (CCC) en collaboration avec la FAO. Une soixantaine de participants — représentants du secteur public, du secteur privé, bailleurs de fonds, promoteurs de projets — ont examiné les conclusions d'une étude de terrain menée auprès de 261 producteurs cacaoyers.
Le diagnostic est sans appel : les initiatives existent, elles sont nombreuses, parfois innovantes, mais elles souffrent d'un manque criant de coordination. Chaque acteur avance dans son couloir, avec ses propres critères, ses propres méthodes et ses propres outils de suivi. Le résultat ? Une mosaïque d'actions disparates qui peinent à produire un impact systémique durable.
« Cet atelier constitue une étape décisive vers une approche plus opérationnelle et coordonnée de la promotion de l'agroforesterie dans la cacaoculture. »
— Tahi Gnion Mathias, directeur de la Recherche au Conseil café-cacao
Les recommandations de l'étude sont concrètes : consolider la gouvernance des systèmes agroforestiers, les aligner sur les orientations de la norme ARS 1000 — qui encadre les pratiques durables dans le secteur cacao — améliorer l'accès des producteurs à un conseil agricole intégré, garantir la disponibilité des plants agroforestiers et définir des mécanismes d'incitation harmonisés et attractifs.
Le représentant de la FAO en Côte d'Ivoire, Joseph Nyemah, a réaffirmé l'engagement de l'agence onusienne à accompagner durablement les acteurs de la filière. Pour lui, il ne s'agit pas seulement d'environnement : l'agroforesterie bien conduite améliore aussi les revenus des producteurs, renforce leur résilience climatique et leur ouvre des marchés premium à l'export.

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