À Ferkessédougou, une coopérative de productrices maraîchères illustre ce que peut être un appui gouvernemental efficace. Forages, systèmes d'irrigation, intrants agricoles : des équipements qui changent des vies et renforcent la souveraineté alimentaire.
Dans le nord de la Côte d'Ivoire, à Ferkessédougou, une coopérative d'une centaine de femmes productrices de légumes incarne ce que peut être, à l'échelle humaine, la politique agricole du gouvernement. Chaque année, ces productrices bénéficient d'un appui substantiel en matériel agricole, en semences sélectionnées et en engrais, dans le cadre du Projet d'Appui au Programme social du gouvernement (PA-PSGouv).
Mais l'accompagnement va bien au-delà des intrants. Le groupement a également été doté d'infrastructures essentielles : châteaux d'eau, trois forages, un système d'irrigation performant et un tricycle pour faciliter la commercialisation des récoltes. Des équipements qui, pour ces femmes, représentent un saut qualitatif considérable dans leurs conditions de travail — et donc dans leur productivité.
Car accès à l'eau, c'est accès à la production toute l'année, même en saison sèche. C'est la capacité de diversifier les cultures, de mieux nourrir les familles, de dégager un revenu stable. C'est aussi, à l'échelle collective, une contribution directe à la sécurité alimentaire régionale et à la lutte contre la cherté de la vie — deux priorités affichées au cœur de la politique gouvernementale.
Cet exemple de Ferkessédougou n'est pas isolé. Il s'inscrit dans une vision plus large : celle d'un État qui ne se contente pas de déclarations, mais qui descend sur le terrain pour outiller, structurer et accompagner les acteurs agricoles les plus vulnérables, notamment les femmes rurales, vers une agriculture plus productive et plus digne.