Le souvenir des inondations dévastatrices de 2023-2024 est encore vif. Le Comité interministériel de gestion des crises se mobilise en amont pour éviter un nouveau drame humain.
La leçon des saisons des pluies passées semble avoir été retenue. Le gouvernement ivoirien ne veut plus se retrouver à gérer l'urgence dans la précipitation. Le 14 avril 2026, sur instruction du Premier Ministre, le Comité interministériel de gestion des catastrophes et des crises a tenu une réunion stratégique et opérationnelle au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité à Abidjan-Plateau.
Sous la présidence du général de Corps d'armée Vagondo Diomandé, la rencontre a réuni les ministres techniques concernés et les maires du District autonome d'Abidjan. L'objectif affiché : anticiper, chiffrer et planifier avant que les premières pluies intenses ne s'abattent sur une ville dont le réseau de drainage reste insuffisant face à des épisodes pluviométriques de plus en plus violents.
« Nous allons agir en trois grandes phases pour faire face à la saison des pluies qui a déjà commencé. » — Général Vagondo Diomandé, Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité
La stratégie tripartite annoncée articule prévention, réponse immédiate et réhabilitation post-sinistre. Les autorités municipales ont été invitées à identifier précisément les zones à risque sur leur territoire et à transmettre des besoins chiffrés pour permettre une mobilisation ciblée des ressources. Une cartographie des points noirs inondables est en cours d'actualisation pour alimenter le dispositif.
Ce changement d'approche — passer de la gestion réactive à l'anticipation proactive — marque une évolution significative dans la gouvernance des risques naturels en Côte d'Ivoire. Un signal fort adressé aux populations du Grand Abidjan, encore traumatisées par les drames des années précédentes.