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Chaque année, plus de 20 000 personnes sont confrontées au cancer en Côte d'Ivoire. Le cancer du sein demeure le plus fréquent avec près de 4 850 nouveaux cas par an, suivi du cancer de la prostate (Alassane Ouattara) 🔴 Reconquête du marché de la mangue : Le ministère de l'Agriculture a enclenché un plan d'urgence pour rétablir les exportations de mangues fraîches ivoiriennes vers l'Union européenne 🔴 Filière cacao et café : Le secteur reste sous pression, l'alliance stratégique entre la Côte d'Ivoire et le Ghana connaissant des ajustements, tandis que le prix du cacao est suivi de près

AGRICULTURE & ÉLEVAGE 400 MILLIARDS DE FCFA S'ENVOLENT CHAQUE ANNÉE : LA CÔTE D'IVOIRE ENGAGE LA RÉVOLUTION GÉNÉTIQUE DE SON ÉLEVAGE

AGRICULTURE & ÉLEVAGE   400 MILLIARDS DE FCFA S'ENVOLENT CHAQUE ANNÉE : LA CÔTE D'IVOIRE ENGAGE LA RÉVOLUTION GÉNÉTIQUE DE SON ÉLEVAGE

Un projet de loi historique sur l'amélioration génétique animale a franchi un cap décisif à l'Assemblée nationale. L'objectif : briser la dépendance aux importations et nourrir enfin le pays avec ses propres ressources.

Les chiffres donnent le vertige. Chaque année, la Côte d'Ivoire importe pour plus de 400 milliards de FCFA de viandes, de poissons, de lait et de produits d'origine animale. Un gouffre financier qui creuse le déficit de la balance commerciale et fragilise la souveraineté alimentaire d'un pays qui ambitionne pourtant de figurer parmi les économies émergentes du continent.
Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a pris le taureau par les cornes — littéralement — en présentant le 14 avril 2026 à la Commission des Affaires Économiques et Financières un projet de loi sur l'amélioration génétique animale. Le texte a recueilli l'adhésion de la commission, ouvrant la voie à son adoption par l'hémicycle.
Les données sectorielles sont sans appel. La filière bétail produit environ 60 000 tonnes de viandes et abats par an, soit seulement 60 % des besoins nationaux. Plus alarmant encore : la production halieutique nationale plafonne à 110 000 tonnes annuelles, alors que la demande dépasse 726 000 tonnes — un déficit abyssal comblé à 85 % par les importations.
« La faiblesse génétique du cheptel local est l'un des principaux freins à la productivité. Ce projet de loi est une réponse structurelle à cette réalité. » — Sidi Tiémoko Touré, Ministre des Ressources animales et halieutiques
La loi proposée entend moderniser les races locales par des programmes de sélection rigoureuse, introduire des géniteurs améliorateurs, structurer les filières de reproduction et doter le pays d'un cadre juridique clair pour encadrer les opérateurs de l'amélioration génétique. C'est un pari sur l'avenir : transformer un élevage artisanal en une industrie animale compétitive, capable de réduire substantiellement la facture des importations.

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