Deux ans après sa prise de fonction, le ministre-gouverneur du District autonome d'Abidjan a livré un bilan dense devant la presse nationale et internationale. Ordre, assainissement, relogement : la capitale économique ivoirienne change de visage.
C'est une déclaration d'intention autant qu'un bilan. Au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire le 14 avril 2026, Ibrahima Cissé Bacongo a dressé, avec une franchise assumée, le tableau de ce qu'il qualifie lui-même de « vaste opération de transformation » engagée depuis janvier 2024. Face aux journalistes venus nombreux, il a revendiqué une démarche de transparence et de redevabilité, rare dans l'exercice du pouvoir urbain.
Parmi les réalisations phares : la mise en place d'une brigade spéciale dédiée à la restauration de l'ordre urbain, des opérations de libération des emprises publiques dans plusieurs communes, et des campagnes d'assainissement ciblées dans des zones à forte pression foncière. Les quartiers de Port-Bouët (Zimbabwe), Yopougon (MICAO), Koumassi Campement et le fameux « Pourri-pourri » figurent parmi les priorités de la réorganisation urbaine en cours.
Sur le front humanitaire, l'annonce la plus attendue concerne les populations déplacées par les inondations catastrophiques de 2023-2024. L'État a débloqué une enveloppe de 17,7 milliards de FCFA pour la construction de logements destinés à 3 124 ménages — soit plus de 16 500 personnes. Ces habitations seront implantées à Anani, sur la route de Grand-Bassam, et à Adonkoi, dans la sous-préfecture d'Anyama, sur un site de 36 hectares.
« Ces populations ne seront pas oubliées. L'État honore ses engagements. » — Ibrahima Cissé Bacongo, Ministre-gouverneur du District autonome d'Abidjan
Pour 2026, les priorités affichées restent la poursuite de l'assainissement, la préparation à la saison des pluies et l'accélération des chantiers structurants. Abidjan, ville de plus de 6 millions d'habitants, continue de croître à un rythme effréné qui exige une gouvernance urbaine à la hauteur de son ambition.