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Économie et budget : Le Conseil des Ministres a arrêté le projet de budget de l'État ivoirien pour l'année 2027 à 18 466,1 milliards de FCFA en ressources et en charges (contre 17 350,2 milliards en 2026) 🔴 Reconquête du marché de la mangue : Le ministère de l'Agriculture a enclenché un plan d'urgence pour rétablir les exportations de mangues fraîches ivoiriennes vers l'Union européenne 🔴 Filière cacao et café : Le secteur reste sous pression, l'alliance stratégique entre la Côte d'Ivoire et le Ghana connaissant des ajustements, tandis que le prix du cacao est suivi de près

FILIÈRE PALMIER À HUILE Palmier à huile : au-delà des 80 % transformés, la bataille des coproduits

FILIÈRE PALMIER À HUILE Palmier à huile : au-delà des 80 % transformés, la bataille des coproduits

À San Pedro, lors de la 10e Journée du planteur, le ministre de l’Agriculture a fixé le cap : valoriser tout ce que le palmier produit et faire du revenu du planteur le socle d’une filière durable.
La 10e Journée du planteur, organisée par Palm-ci du 22 au 24 octobre à San Pedro, s’est tenue autour d’un thème qui pose la question sans détour : « Et si on parlait de lui ? Le planteur privé, source d’une filière palmier à huile durable en Côte d’Ivoire ». Une célébration pour reconnaître la contribution du planteur privé, essentielle à la production, et souligner son rôle stratégique dans la pérennisation et la compétitivité de la filière.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a insisté sur la nécessité de renforcer la valorisation des ressources issues de la transformation du palmier à huile. Selon lui, plus de 80 % de la production ivoirienne d’huile de palme est transformée en produits finis. Un acquis qui doit désormais s’accompagner d’efforts supplémentaires pour mieux exploiter les coproduits, les sous-produits et les déchets, réduire les pertes et accroître la valeur ajoutée.
Le ministre a également rappelé que la durabilité de la filière repose, avant tout, sur l’amélioration des revenus des planteurs.
LE DÉCRYPTAGE
Le message est à double détente. D’abord, le chemin de la valeur ne s’arrête pas à l’huile : ce qui reste après la transformation (coproduits, sous-produits, déchets) est présenté comme un gisement à exploiter. Ensuite, la durabilité n’est pas qu’une affaire d’environnement : elle commence par la capacité du planteur à vivre dignement de son exploitation.

Réduire les pertes et valoriser les résidus, c’est créer de la valeur sans produire un hectare de plus. Pour la filière, l’enjeu est double : améliorer la compétitivité de l’industrie et faire remonter une part de cette valeur ajoutée jusqu’au planteur, dont les revenus conditionnent la pérennité de tout l’édifice.
Planteurs, transformateurs et partenaires gagnent à regarder la plantation comme une chaîne complète, où chaque résidu peut devenir une ressource. Se structurer, se former et échanger sur les bonnes pratiques de valorisation sont autant de leviers à la portée des acteurs de terrain.

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