Le ministre des Eaux et Forêts a donné les grandes orientations de la campagne d’exploitation forestière 2027 : plus de responsabilité, plus de durabilité et une meilleure prise en compte des droits des communautés.
Le ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, a présenté, hier mercredi, les grandes orientations de la campagne d’exploitation forestière 2027. L’objectif est de promouvoir une exploitation du bois plus responsable et durable, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de valorisation des produits forestiers (SVPF) et de l’Accord de partenariat volontaire sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés (APV-FLEGT).
La présentation a eu lieu à l’occasion du lancement du processus d’instruction des demandes de reprise des activités forestières dans les Périmètres d’exploitation forestière (PEF) pour l’année 2027. Devant les cadres de son ministère et les acteurs de la filière bois, réunis dans la salle de conférence du département, le ministre a insisté sur la nécessité de faire évoluer les pratiques, d’améliorer la gestion des ressources et de mieux prendre en compte les droits des propriétaires forestiers et des communautés. Cette nouvelle campagne marque une étape dans la modernisation de la gestion forestière.
LE DÉCRYPTAGE
Deux cadres structurent cette campagne : la SVPF, qui vise à mieux valoriser les produits forestiers, et l’APV-FLEGT, qui porte sur la légalité et la traçabilité des échanges de bois. Le message du ministre est que la reprise des activités dans les PEF ne se fera pas à l’identique : les pratiques doivent évoluer et les droits des propriétaires forestiers et des communautés être davantage respectés.
La filière bois pèse dans l’économie, mais ses débouchés dépendent de plus en plus de la légalité et de la durabilité de ce qui est produit. Les marchés d’exportation attendent des garanties de traçabilité : s’y conformer protège les emplois et les revenus de la filière, et préserve le capital forestier dont d’autres secteurs agricoles dépendent aussi.
Exploitants, communautés riveraines et propriétaires forestiers sont invités à connaître la réglementation, à respecter les périmètres autorisés et à dialoguer pour que les droits de chacun soient reconnus. Protéger la forêt, c’est protéger un patrimoine commun qui conditionne le climat, les sols et les activités agricoles.