En adoptant le FSD-CI, Abidjan franchit une étape historique vers une gestion souveraine, transparente et intergénérationnelle de ses richesses naturelles.
C'est une décision qui pourrait bien changer durablement le rapport de la Côte d'Ivoire à ses propres richesses. Réunis en Conseil des ministres le mercredi 15 avril 2026, sous la présidence du Chef de l'État Alassane Ouattara, les membres du gouvernement ont acté la création du Fonds Souverain de Développement (FSD-CI), une institution appelée à devenir le gardien stratégique des ressources naturelles ivoiriennes.
Dans un pays qui regorge d'or, de pétrole, de cacao et d'autres ressources minières et agricoles, la question de leur gestion optimale est cruciale. Le FSD-CI se positionne comme la réponse institutionnelle à cette nécessité, avec pour triple mission : financer des projets structurants d'envergure nationale, renforcer la résilience de l'économie face aux crises et chocs extérieurs, et constituer une épargne à long terme pour les générations futures.
“Un fonds souverain, c'est la signature d'une nation qui pense à ses enfants avant de penser à ses lendemains immédiats.”
— Un expert en finances publiques africaines
L'ambition est claire : éviter le syndrome bien documenté de la 'malédiction des ressources' — ce paradoxe où des pays richement dotés restent prisonniers de la pauvreté faute de mécanismes de captation et de redistribution efficaces. En s'appuyant sur le modèle éprouvé de fonds souverains comme celui de la Norvège ou de Singapour, la Côte d'Ivoire entend écrire une nouvelle page de son histoire économique.
Le FSD-CI sera ainsi le pivot de la politique d'exploitation transparente et durable des ressources ivoiriennes — un signal fort adressé aussi bien aux investisseurs étrangers qu'aux partenaires institutionnels du pays.
À RETENIR
Le FSD-CI centralisera les revenus issus des secteurs minier, énergétique et agricole afin de financer des infrastructures stratégiques, d'amortir les chocs économiques et de protéger le patrimoine national pour les générations à venir.