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Filière café cacao : Le Brésil suspend de manière temporaire ses importations de cacao ivoirien 🔴 BRUNO KONE : La Côte d’Ivoire ambitionne de “renforcer la résilience de son agriculture face aux défis contemporains“ 🔴 COOPERATION : La Côte d’Ivoire désignée pays à l’honneur de la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris.

CAFE-CACAO : LA FRONDE DES PRODUCTEURS REVELE LES LIMITES DU MODELE IVOIRIEN

CAFE-CACAO : LA FRONDE DES PRODUCTEURS REVELE LES LIMITES DU MODELE IVOIRIEN

La demande d’assises nationales formulée à Daloa par plus de 2 500 délégués de producteurs du SYNAPCI et de l’ANAPROCI dépasse largement une simple revendication corporatiste. Elle révèle un malaise profond au sein de la première filière d’exportation du pays et pose la question de la soutenabilité du modèle ivoirien.
Au cœur des critiques, le système de commercialisation piloté par le Conseil du Café-Cacao. Conçu pour stabiliser les prix et protéger les producteurs contre les fluctuations des marchés internationaux, ce dispositif est aujourd’hui remis en cause par une partie des acteurs.
Les producteurs estiment que la répartition de la valeur reste défavorable malgré la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire. Cette frustration s’inscrit dans un contexte international marqué par la volatilité des prix, les exigences croissantes en matière de durabilité et les pressions climatiques.
L’épisode judiciaire ayant visé les dirigeants syndicaux Koné Moussa et Kanga Koffi a accentué les tensions. Leur interpellation, suivie d’une médiation, illustre la fragilité du dialogue entre organisations paysannes et régulateurs.
Sur le plan politique, cette mobilisation intervient à un moment sensible, où la question du pouvoir d’achat et des revenus agricoles devient centrale. Elle met également en lumière les défis de gouvernance d’un secteur stratégique pour la stabilité économique et sociale du pays.
Les assises réclamées pourraient ouvrir un débat sur la transparence, la fixation des prix, la redistribution de la valeur et la place des producteurs dans la gouvernance. Pour l’État, il s’agira de préserver la stabilité du système tout en répondant aux attentes sociales.
Au-delà de la Côte d’Ivoire, cette contestation reflète une tendance mondiale : la montée des revendications des producteurs dans les chaînes de valeur agricoles. L’enjeu sera d’éviter une crise sociale tout en adaptant le modèle aux nouvelles réalités du marché.

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