La 5e édition de la Semaine Nationale de la Petite Enfance place les services de garde au cœur des priorités de développement du capital humain — une vision qui lie ambition économique et justice sociale.
Du 14 au 18 avril 2026, le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a organisé la 5e édition de la Semaine Nationale de la Petite Enfance (SENAPE), rassemblant décideurs publics, professionnels de l'enfance, acteurs associatifs et partenaires au développement autour d'une thématique porteuse : « Investir dans les services de garde d'enfants : levier stratégique pour le développement du capital humain ».
Le choix de ce thème traduit une évolution significative dans la façon dont les autorités ivoiriennes appréhendent la petite enfance : non plus comme un simple enjeu de protection sociale, mais comme un investissement productif à fort rendement. Les recherches internationales démontrent en effet que chaque franc investi dans les programmes de développement de la petite enfance génère des retours significatifs en termes de capital humain, de productivité et de cohésion sociale.
Une politique ambitieuse pour les 0-6 ans
Le gouvernement entend élargir l'accès à des services de garde de qualité sur l'ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et périurbaines. L'objectif est de permettre à chaque enfant ivoirien, quel que soit son milieu de vie, de bénéficier d'un accompagnement structuré incluant soins de santé, stimulation cognitive précoce, nutrition adéquate et protection contre toutes formes d'abus.
Cette ambition s'inscrit dans la continuité des engagements pris par la Côte d'Ivoire dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l'ODD 4 sur l'éducation inclusive et l'ODD 3 sur la santé et le bien-être. Elle participe également à la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, en permettant aux mères de travailler dans de meilleures conditions.