À Cocody-Angré, une cérémonie sobre mais chargée d'émotion a mis en lumière l'engagement de Côte d'Ivoire à ne laisser aucun enfant au bord du chemin. Accompagnement scolaire, soutien psychologique, réinsertion familiale : l'État tient ses promesses.
Ils sont plus de 2 000. Deux mille enfants qui ont grandi dans l'ombre des crises politiques et militaires qui ont jalonnné l'histoire récente de la Côte d'Ivoire. Ce jeudi 9 avril 2026, l'État leur a adressé un message clair : vous n'êtes pas oubliés. La cérémonie dédiée à la prise en charge de ces enfants vulnérables, organisée à Cocody-Angré, a mis en évidence la profondeur et la cohérence d'un dispositif mis en place depuis 2017.
Joël Yves Kouadio, directeur de cabinet et représentant de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a posé les mots justes sur cet engagement : « Cette initiative va bien au-delà d'un simple appui matériel. Elle s'inscrit dans une dynamique de fraternité nationale et de justice sociale. » Des paroles qui résonnent particulièrement dans un pays qui œuvre activement à la réconciliation et à la reconstruction de son tissu social.
Depuis bientôt neuf ans, le programme déployé par le gouvernement couvre un spectre large : prise en charge scolaire intégrale, accompagnement psychologique personnalisé, soins médicaux, et soutien à la réinsertion socioéconomique des familles. Ce dispositif holistique répond à une conviction : un enfant stabilisé dans son environnement familial et scolaire est un enfant arraché au cycle de la marginalisation.
Le bilan affiché — plus de 2 000 bénéficiaires d'une prise en charge scolaire — est un indicateur tangible, mais le défi demeure. La pauvreté des ménages fragilisés par les crises continue d'exposer de nombreux jeunes à l'abandon scolaire prématuré. Le gouvernement annonce vouloir élargir le programme et renforcer les partenariats avec la société civile et les institutions internationales pour en amplifier l'impact.
Plus qu'un programme social, c'est un pari sur l'avenir : chaque enfant remis dans le droit chemin représente une fraction de cohésion nationale reconstituée.