Ouverte le 9 février 2026, la campagne de commercialisation de la noix de cajou s'engage sous le signe de la rigueur et de l'innovation organisationnelle. Vendredi 3 avril, le directeur général du Conseil du coton, de l'anacarde et du karité, Berté Mamadou, a réuni les exportateurs membres de l'Association des exportateurs de cajou de Côte d'Ivoire (AEC-CI) pour leur présenter les nouvelles dispositions encadrant la saison.
Parmi les innovations majeures figure le renforcement substantiel des missions de contrôle inopiné des opérations de déchargement et d'empotage — une mesure destinée à endiguer les pratiques frauduleuses qui ont longtemps pénalisé les producteurs. L'étiquetage systématique des entrepôts des exportateurs et transformateurs constitue une autre avancée notable, permettant d'améliorer significativement la traçabilité des opérations tout au long de la chaîne de valeur. Enfin, de nouvelles modalités de collecte des redevances et cotisations professionnelles ont été introduites pour sécuriser les flux financiers et alléger les procédures administratives.
“Le respect de ces procédures est notre contribution à la souveraineté économique et à la prospérité de nos millions de producteurs.” — N'Guettia Assouman, Président de l'AEC-CI
Le message du directeur général a été on ne peut plus clair quant aux conséquences des manquements : suspension ou retrait des agréments pour les opérateurs en défaut. Une fermeté bienvenue dans un secteur où la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou, a tout à gagner à consolider sa réputation de qualité et de fiabilité à l'international. L'objectif final est clair : faire de la campagne 2026 un modèle d'organisation, de discipline collective et de performance export.