C'est une avancée sociale significative qui a été officiellement confirmée le mercredi 8 avril 2026, à la Maison de l'Entreprise d'Abidjan-Plateau. À l'initiative de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI), une session d'information a réuni acteurs économiques, représentants patronaux et responsables de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) autour des réformes du Régime Général des Travailleurs Salariés (RGTS).
L'annonce phare de cette rencontre est sans conteste le doublement de la pension minimum servie par la CNPS, qui passe de 30 000 FCFA à 60 000 FCFA. Une mesure longtemps attendue par les bénéficiaires, dont le pouvoir d'achat avait été progressivement érodé par l'inflation et la hausse du coût de la vie. Le directeur général adjoint chargé de l'Exploitation, Idriss Traoré, a présenté cette mesure comme le signal d'un tournant dans la politique de protection sociale gouvernementale.
“Le dernier train de réformes vise spécifiquement à améliorer le niveau de vie des retraités, avec des pensions désormais plus élevées que par le passé.” — Idriss Traoré, DGA de la CNPS
Pour les entreprises, cette session a permis de disposer d'informations claires et opérationnelles pour intégrer ces réformes dans leur stratégie sociale et leur planification budgétaire. Thierry Koffi, président de la Commission emploi et relations sociales de la CGECI, a souligné l'importance d'une communication limpide pour faciliter la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions au sein des entreprises ivoiriennes.
Au-delà du doublement de la pension minimum, les réformes du RGTS visent à ouvrir la voie à une revalorisation périodique et régulière des prestations, en liant l'évolution des pensions à la performance économique du régime. Une approche responsable qui positionne la Côte d'Ivoire sur la trajectoire d'une protection sociale durable et ambitieuse.