La souche Eacmv-Ug de la mosaïque du manioc a été détectée sur le territoire national. Les boutures contaminées sont le principal vecteur de propagation.
La Direction générale des Productions et de la Sécurité alimentaire a tiré la sonnette d’alarme dans une circulaire du 28 mars 2026 : une forme particulièrement agressive du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’Est — la souche ougandaise Eacmv-Ug — a été identifiée en Côte d’Ivoire. La maladie se transmet avant tout par le matériel végétal, notamment les boutures, qui constituent la base de la quasi-totalité des plantations nationales.
Le manioc représente l’une des premières cultures vivrières du pays, nourrissant des millions de ménages et assurant les revenus d’innombrables petits producteurs. Une dissémination non contrôlée du virus pourrait provoquer des pertes de récoltes massives. Les autorités appellent à la vigilance sur l’origine des boutures utilisées et sur les pratiques culturales susceptibles de favoriser la contagion.