À moins d’un mois de la Journée Nationale de la Paix (JNPaix), prévue les 20 et 21 novembre à Guiglo, le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté a réuni, le mardi 27 octobre, les organisations de la société civile membres du Cadre Permanent de Concertation et de Collaboration (CP2C). Message de la ministre : la paix se construit avec les acteurs de terrain.
Un cadre né d’un constat : la paix est l’affaire de tous
Organisée par la Direction de l’Encadrement, du Suivi et de l’Évaluation des Acteurs Sociaux (DESEAS), la rencontre vise à promouvoir la synergie entre toutes les initiatives de renforcement de la cohésion nationale, de consolidation de la paix et d’unité nationale.
La ministre a rappelé l’origine du dispositif : « Le 19 novembre 2024, nous avons fait le choix de formaliser notre collaboration à travers la mise en place du Cadre Permanent de Concertation et de Collaboration. » Un choix fondé, selon elle, sur une conviction : l’État ne peut pas, seul, relever tous les défis de la cohésion nationale. Elle a insisté sur la proximité des organisations avec les populations, leur connaissance du terrain et leur capacité à prévenir les tensions avant qu’elles ne deviennent des conflits.
La paix, premier actif d’un pays
Investissement, commerce, agriculture, éducation : aucune économie ne prospère durablement dans un climat de défiance. La prévention des tensions coûte infiniment moins cher que leur gestion une fois déclarées. Dans cette logique, la cohésion sociale est une condition de la croissance autant qu’un objectif moral.
Partenaire de l’État ou simple relais ?
L’appel à la mobilisation soulève une question classique : quelle est la juste place de la société civile dans un cadre piloté par le ministère ? Comment préserver son indépendance et sa liberté de ton tout en collaborant avec les pouvoirs publics ? Et quels moyens concrets seront mis à la disposition des organisations pour agir au plus près des communautés ? Le CP2C sera jugé sur sa capacité à dépasser les déclarations pour produire des résultats mesurables.
Chacun a un rôle à jouer
Désamorcer une rumeur, apaiser un différend foncier, dialoguer entre communautés, refuser les discours de division : la paix se construit aussi par des gestes quotidiens. La Journée Nationale de la Paix, les 20 et 21 novembre à Guiglo, sera l’occasion de rappeler que l’unité nationale se cultive tous les jours.
À RETENIR
• Rencontre : mardi 27 octobre 2026, au Plateau, entre le ministère et les OSC membres du CP2C.
• Objectif : renforcer la synergie des initiatives de paix et de cohésion nationale.
• Échéance : Journée Nationale de la Paix (JNPaix), les 20 et 21 novembre 2026, à Guiglo.