Dépression, anxiété, détresse des jeunes… longtemps relégués au silence, les troubles mentaux entrent dans le débat public. Le mardi 27 octobre 2026 à 15 heures, à Abidjan-Plateau, le Professeur Asseman Médard Koua, directeur coordonnateur du Programme National de Santé Mentale (PNSM), sera l’invité de la tribune « Tout Savoir Sur » (TSS) du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG). Une conférence de presse en direct sur Facebook, X et YouTube, ouverte aux questions des internautes.
Un rendez-vous pour passer de l’intention à l’action
Le choix du thème n’est pas anodin. En plaçant la santé mentale au cœur d’une tribune grand public, le Gouvernement envoie un signal : le sujet n’est plus réservé aux spécialistes. Le Pr Koua doit présenter les actions menées pour promouvoir la santé mentale, prévenir les troubles et améliorer l’accès des populations aux services de prise en charge, soit trois piliers qui structurent toute politique sérieuse en la matière.
Les échanges porteront aussi sur les enfants et les jeunes, le bien-être psychologique en milieu familial, scolaire et professionnel, et sur un point décisif : le recours précoce aux services de santé. Car la différence se joue souvent là : entre celui qui consulte dès les premiers signes et celui qui attend la crise.
Quand la souffrance psychique pèse sur l’économie des ménages
Un trouble non pris en charge n’est jamais seulement un drame intime. Il pèse sur la scolarité, la productivité au travail, la stabilité du foyer et, in fine, sur le budget des familles obligées de multiplier les recours informels ou de payer des soins tardifs, donc plus lourds. Investir dans la prévention et le dépistage précoce, c’est protéger le capital humain d’un pays dont la jeunesse est l’atout majeur.
Les promesses seront-elles à la hauteur de l’attente ?
C’est la question que posera, en filigrane, chaque internaute : les services de prise en charge sont-ils réellement accessibles, géographiquement et financièrement, à ceux qui en ont besoin, y compris loin d’Abidjan ? Et comment lutter contre la stigmatisation qui pousse encore certaines familles à cacher un proche malade plutôt qu’à le soigner ? La tribune offre l’occasion d’obtenir des réponses chiffrées et des engagements clairs.
Ne pas attendre que tout s’effondre
Troubles du sommeil persistants, repli sur soi, chute brutale des résultats scolaires, irritabilité inhabituelle, perte d’intérêt pour tout : ces signaux méritent d’être pris au sérieux, chez l’adulte comme chez l’enfant. Parler, écouter sans juger et orienter vers un professionnel de santé sont des gestes à la portée de tous.
La rencontre, organisée au Système intégré de Gestion du Foncier urbain (SIGFU), à la Cité administrative du Plateau, s’inscrit dans le cycle hebdomadaire « Tout Savoir Sur », qui réunit chaque mardi responsables d’institutions publiques et journalistes autour de sujets d’intérêt général, au nom de la transparence de l’action publique.
À RETENIR
• Quand ? Mardi 27 octobre 2026 à 15 heures, à Abidjan-Plateau (SIGFU, Cité administrative).
• Qui ? Pr Asseman Médard Koua, directeur coordonnateur du PNSM, face aux journalistes et aux internautes.
• Où suivre ? En direct sur les plateformes numériques du Gouvernement : Facebook, X et YouTube.
• Le message : consulter tôt, c’est mieux soigner. La santé mentale est une affaire de santé publique, pas de honte.