Entre 2023 et 2026, 500 classes passerelles ont permis à 7 222 enfants, dont 3 040 filles, d’intégrer le système scolaire. La directrice de l’Éducation non formelle y voit la preuve de leur pertinence, et appelle à consolider ces acquis.
La directrice de l’Éducation non formelle (DENF), Annita Suzanne Traoré, a affirmé que 7 222 enfants, dont 3 040 filles, ont effectivement intégré le système scolaire sur la période 2023-2026. Elle s’exprimait lors d’une session de formation des acteurs de l’éducation non formelle, organisée simultanément à Daloa et à Yamoussoukro du 28 septembre au 18 octobre 2026.
« 500 classes passerelles ont été mises en œuvre, permettant de proposer 13 034 enfants, dont 5 592 filles, à l’intégration dans le système éducatif formel. Parmi eux, 7 222 enfants, dont 3 040 filles, ont effectivement intégré le système scolaire », a-t-elle déclaré. Pour la directrice, ces résultats témoignent de l’importance et de la pertinence des classes passerelles dans la prise en charge des enfants en dehors du système scolaire, tout en soulignant la nécessité de renforcer les conditions favorisant leur maintien dans le système éducatif.
Rapportés l’un à l’autre, les chiffres donnent une lecture utile : sur 13 034 enfants proposés à l’intégration, 7 222 ont effectivement rejoint l’école formelle, soit un peu plus de 55 % (calcul établi à partir des chiffres annoncés). Les filles représentent près de 43 % des enfants proposés et 42 % des enfants intégrés, avec un léger écart de taux d’intégration (environ 54 % pour les filles, contre 56 % pour les garçons). Enfin, la directrice insiste sur un point : réussir l’entrée ne suffit pas, il faut aussi favoriser le maintien dans le système.
Un enfant déscolarisé est un capital humain qui se perd, avec des conséquences durables sur son employabilité, ses revenus futurs et la productivité du pays. Chaque enfant ramené à l’école et maintenu jusqu’au bout est un investissement dont le rendement se mesure sur des décennies.
Parents, communautés et enseignants sont invités à repérer les enfants hors du système scolaire et à les orienter vers les dispositifs existants. Aucune situation n’est définitive : les classes passerelles montrent qu’un retour à l’école reste possible, à condition d’un accompagnement dans la durée.