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SANTÉ PUBLIQUE | Rumeurs, fake news, panique : la Côte d'Ivoire arme ses communicateurs contre l'infodémie sanitaire

SANTÉ PUBLIQUE  |   Rumeurs, fake news, panique : la Côte d'Ivoire arme ses communicateurs contre l'infodémie sanitaire

Du lundi 12 au mercredi 14 octobre 2026, les communicateurs des 33 régions sanitaires du pays se sont retrouvés à l'Institut National d'Hygiène Publique (INHP), à Treichville, pour bâtir un système national d'intelligence comportementale et de gestion de l'infodémie.
Décryptage : une riposte pensée pour l'ère des réseaux sociaux
L'infodémie désigne la circulation massive d'informations, vraies ou fausses, en période de crise sanitaire. Le dispositif en cours de mise en place vise à améliorer la détection des rumeurs et la riposte aux fausses informations.
Selon le formateur, Patrick Lansanu, l'atelier cherche à renforcer les capacités de communication, la veille communautaire et la remontée des informations, afin d'apporter des réponses adaptées aux préoccupations des populations. Le directeur de la communication du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Paul Allé Kouadio, s'est réjoui de l'initiative et a fait savoir que le ministère entend faire de la communication un levier stratégique de la préparation et de la réponse aux crises sanitaires.
une crise mal gérée coûte cher
Une rumeur non maîtrisée peut perturber la fréquentation des centres de santé, freiner l'adhésion aux campagnes de vaccination ou de dépistage, désorganiser les marchés et fragiliser des secteurs entiers. Anticiper et corriger rapidement l'information, c'est protéger à la fois les vies et l'activité économique.
Investir dans la communication de crise est, à ce titre, un investissement de prévention : il coûte moins cher d'éviter la panique que d'en réparer les effets.
qui décide de ce qui est « faux » ?
La lutte contre la désinformation soulève une question sensible : comment distinguer la rumeur à corriger de l'opinion légitime, sans donner l'impression de surveiller les citoyens ? La notion de veille communautaire invite à la transparence sur les méthodes employées et sur l'usage des données collectées.
La confiance est la clé. Une information officielle tardive ou peu claire laisse la place aux fausses nouvelles : la rapidité et l'honnêteté des institutions comptent autant que la détection des rumeurs.
avant de partager, vérifier
Chacun peut devenir un maillon de la chaîne. Avant de relayer un message alarmant sur WhatsApp ou sur les réseaux sociaux, il faut en vérifier la source, consulter les canaux officiels de santé et signaler les contenus douteux. Un message partagé sans vérification peut avoir des conséquences réelles sur la santé de proches et de communautés.

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