Du 20 au 22 novembre 2026, le Palais des sports de Treichville accueillera la 5e édition du SELAB Livestock Show. À quelques semaines de l'ouverture, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) et Next Sustainable Initiatives (NSI) ont réuni les acteurs mobilisés pour la réussite du Salon de l'Élevage d'Abidjan.
Décryptage : un salon pour fédérer toute la filière animale
La rencontre organisée par le MIRAH, en collaboration avec NSI, avait un double but : exprimer la reconnaissance des organisateurs envers les acteurs engagés dans la préparation du Salon et renforcer les échanges et les partenariats au sein de la filière animale.
Pour cette 5e édition, les États-Unis sont le pays à l'honneur et l'Afrique du Sud le pays invité. Ce choix place l'événement sur une scène internationale et ouvre la porte à des échanges de savoir-faire, de technologies et de partenariats commerciaux.
Les chiffres annoncés donnent la mesure de l'ambition : plus de 150 exposants, 30 000 visiteurs attendus, plus de 200 animaux exposés, plus de 16 pays représentés, le tout sur un espace de plus de 10 000 mètres carrés.
vitrine commerciale et accélérateur d'investissements
Un salon de cette envergure est d'abord une plateforme d'affaires. Éleveurs, fournisseurs d'intrants, vétérinaires, équipementiers, banques et investisseurs s'y retrouvent au même endroit, ce qui facilite les contrats, les transferts de technologie et les financements.
Pour la Côte d'Ivoire, l'enjeu est de transformer cette visibilité en retombées durables : amélioration des races, modernisation des élevages, développement des chaînes de valeur et, à terme, réduction de la dépendance aux importations de bétail et de viande. Le salon prend ainsi tout son sens à la lumière du débat sur le prix de la viande.
L'événement génère aussi une activité économique directe autour de Treichville : hôtellerie, restauration, transport, logistique et services.
vitrine ou véritable levier ?
Les salons suscitent régulièrement la même critique : brillants pendant trois jours, ils peinent parfois à produire des effets mesurables sur le terrain. Les éleveurs de l'intérieur du pays y trouvent-ils réellement leur place ? Les accords signés se traduisent-ils en investissements concrets ?
La présence d'une puissance agricole comme les États-Unis, pays à l'honneur, nourrit un autre débat : comment concilier ouverture aux partenaires étrangers et protection des producteurs nationaux ? C'est dans la qualité des partenariats, et non dans leur nombre, que se jouera la réponse.
l'élevage est l'affaire de tous
Le grand public est invité à découvrir un métier souvent méconnu. Rencontrer les éleveurs, comprendre les conditions de production, s'informer sur la santé animale et la qualité de la viande sont autant d'occasions de rapprocher les citadins d'un secteur qui nourrit le pays.
Pour les jeunes en particulier, l'élevage moderne représente un champ d'opportunités encore sous-exploité : entrepreneuriat, innovation, transformation des produits animaux.