Un projet financé par la Corée du Sud vise à remettre sur les bancs des milliers d'enfants et d'adultes exclus du système éducatif. Classes passerelles et centres d'alphabétisation en sont les deux bras armés.
Le 22 avril 2026, le directeur de cabinet du ministère de l'Éducation nationale, Moustapha Sangaré, a officiellement lancé le projet BRIDGE Côte d'Ivoire 2026-2030. Derrière ce nom — Building Resources in Democracy, Governance and Elections pour certains, mais ici acronyme pédagogique — se cache un programme ambitieux à double composante : des classes passerelles pour les enfants non scolarisés ou déscolarisés, et des centres d'alphabétisation pour les adultes en situation d'analphabétisme.
Financé par l'Aide Publique au Développement (APD) de la République de Corée, le programme est piloté par le ministère de l'Éducation nationale coréen et coordonné par la Commission nationale coréenne pour l'UNESCO (KNCU). Il s'inscrit dans un partenariat entre commissions nationales qui marque une nouvelle étape de la coopération Séoul-Abidjan.
En Côte d'Ivoire, des centaines de milliers d'enfants restent hors du système scolaire, victimes de la pauvreté, des déplacements ou d'une scolarisation trop tardive. Les classes passerelles permettent à ces profils atypiques de réintégrer le cursus normal après une remise à niveau accélérée. Les centres d'alphabétisation, eux, ciblent les adultes — souvent des femmes — dont l'exclusion du système éducatif pèse durablement sur leur autonomie économique et sociale.